Exposition de street art

Depuis le début ou les premiers graffitis étaient fait de manière clandestine, à cette exposition très populaire de onze artistes mondialement reconnus, le street art a fait du chemin et s’est popularisé. Cette forme d’art désormais reconnue continue pourtant de faire parler, de déranger, et encore aujourd’hui parfois de se faire discret, comme Banksy ou Invader qui refusent encore de s’exposer devant tout le monde.

Temporaire, l’art de rue ? Pas vraiment en fait. Si vous n’avez encore eu la chance de voir les œuvres qui composent l’exposition, Bien en plus du street art au musée de La Poste à Paris, vous apprécierez au minimum la griffe des artistes, des petits carreaux d’Invader aux silhouettes féminines de Miss. Tic. Au-delà de la signature des artistes, il y a aussi les supports propres à la rue. Les oeuvres sont taillées sur de la pierre, collées en cachette sur les murs ou graphées sur mobilier urbain. Il y a encore la signature que prennent ces artistes de la rue : acrylique, pochoir, mosaïque, peinture aérosol…

Une vision de la ville

Surtout, on constate la diversité des visions et des discours qui font de l’art de rue cette discipline si spécifique, bien au-delà du graffiti dessiné en vitesse comme un baiser volé sur les murs de la ville. Ces peintures sont à elles seules une histoire qui nous veulent nous faire passer un message. Un peu comme une chanson ou une manifestation, ces peintures a pour but de nous faire part de l’opinion que l’artiste a sur la société.

Par exemple Dran dessine d’un trait qui nous remémore les illustrations des comtes pour enfant avec tout le cynisme que lui rappelle la société moderne. Par exemple dans Ville propre, où un agent municipal qui doit repeindre les murs tagués fait disparaître, du même coup de pinceau, le SDF qui se faisait déjà tout petit. De Heard Fairey, on remarque la critique sur le matraquage des messages publicitaires, et le pistage des individus à cause caméras de surveillance qui sont de plus en plus présente dans nos villes.

De la rue au musée puis à Internet et… à nouveau à la rue

Tous les artistes présentés dans cette exposition ont déjà fait le pas des graph peintes dans la rue a ceux accrochés dans les musées. Certains ont même fait part de documentaire et sont super connu. C’est le cas de Shepard Fairey, aussi connu sous le nom d’Obey… dont le très connu portrait de Barack Obama intitulé Hope a fait le tour de la planète. Même Andy Warhol a de quoi être jaloux.

Pourtant, vous êtes certain de découvrir de nouveaux graphs. Impossible de connaître toutes les œuvres présentées dans cette exposition. Certaines sont spécialement faites pour l’occasion, taguées sur place comme par exemple le portrait sculpté par Vhils dans un mur de briques. Et parce que le temps et les conditions de la création racontent une histoire supplémentaire de ces œuvres de la rue, des vidéos vous emportent avec les artistes dans la réalisation de leur chef d’œuvre, dans leur milieu naturel. Magie de l’art de rue, en sortant de l’exposition la tête pleine de poésie et de nouvelles vision de la société, il suffira de lever les yeux pour continuer l’exposition, cette fois en réalité au hasard des rues de Paris.

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